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Sur ton lit de mort je t'ai regardé, j'avais tellement envie de te
parler
Ton sourire avait disparu et la vérité est apparue...
Ce n'est pas quand les gens sont morts qu'ils faut leur dire "je
t'aime"
Ce n'est pas quand les gens s'en vont qu'il faut briser nos chaînes...
C'est maintenant que je le comprends, qu'à chaque instant, il faut exprimer ce que l'on
ressent
Aller au fond du cœur, sans gêne, sans peur.
Si je pouvais remonter le temps, rien que pour une larme, un regard, un court
instant
Au creux de ton oreille, je te chuchoterais tous nos souvenirs, tous nos petits
secrets
Doucement je te raconterais cette histoire, d'une petite fille qui avait peur dans le
noir
Elle ne pensait pas qu'un jour ce serait trop tard, elle n'imaginait pas que cet amour s'éteindrait un soir...
A la lumière d'une bougie, elle se souvenait de ta vie, cette vie sans route, cette vie trop
courte
Elle aurait aimé te dire, comme on offre une fleur ou un sourire, ces choses simples de la
Vie
Ces mots généreux que trop souvent on oublie.
Exprimer en toute simplicité sa peine, son bonheur, son amour et sa
joie
Apprécier la personne et le lui dire à chaque fois
N'avoir pas peur d'aimer, d'embrasser et de se le montrer, car on ne sait pas si ce soir
il sera trop tard...
Combien de mots et de phrases sont restés dans mon cœur, me livrant à l'angoisse et la
peur
Ce n'est pas quand les gens sont morts qu'il faut leur dire,"je t'aime".
Ce n'est pas quand les gens s'en vont qu'il faut briser nos chaînes...
En
hommage à ma sœur Paola
copyright 2002 C. Concas
Copyright
2002 Claudia Concas
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